L’alternance des scènes dans un roman

ScènesL’alternance de descriptions et de dialogues semble être une évidence pour la plupart des écrivains, mais qu’en est-il de l’alternance des scènes qui se passent dans des lieux différents ? Dans ce billet, je vous livre à nouveaux mes interrogations, rien de plus.

Sauf à ce qu’elle se déroule dans un huis clos, ou que le récit soit raconté à la première personne, une histoire ne se réduit pas à une succession linéaire d’événements. Dans une histoire, chaque protagoniste a sa propre vie, évolue dans un environnement qui lui est propre. Tous les personnages ne se trouvent pas forcément au même endroit au même moment. Il est donc nécessaire d’alterner les scènes : on va parler d’un personnage, la plupart du temps le personnage principal, décrire ce qu’il fait, le faire agir, le faire parler. Puis, il faudra introduire un deuxième personnage, un troisième… Or ces personnages ne se côtoient pas en permanence. Certains même ne seront pas amenés à se croiser avant des dizaines de pages. Comment passer d’une scène à l’autre, sans donner la sensation d’un récit décousu, même si la chronologie est parfaitement respectée ? Faut-il éviter les va-et-vient d’un personnage à l’autre et s’appliquer à en dire le plus possible sur ce qui se passe dans la vie de l’un des protagonistes avant de changer de lieu ?

Comment organiser la chronologie de ces scènes pour donner du rythme à l’histoire, donner l’impression qu’on assiste en parallèle à différentes péripéties pour éviter la monotonie, mais sans risquer de faire perdre le fil au lecteur ? Faut-il alterner scènes courtes (par exemple 3 pages) et scènes longues ? Rallonger une scène à dessein, pour faire monter la tension, parce que l’on sait que le lecteur va attendre impatiemment la scène suivante, celle où des révélations sont attendues ?

Quelle est votre approche personnelle ? Pensez-vous qu’une alternance de scènes courtes, pour donner du rythme ou pour provoquer la frustration du lecteur, soit une bonne technique ? D’après vous, peut-il y avoir plusieurs scènes dans un même chapitre ?

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Photo Gertie_DU, avec l’aimable autorisation de son auteur

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La question du lieu dans un roman ou une nouvelle

Nom de villeSi la question des personnages est très souvent abordée, celle concernant les lieux l’est beaucoup moins. Je m’interroge sur la façon de situer le cadre dans lequel se déroule une histoire. Vaut-il mieux faire appel à un lieu qui existe vraiment ? Faut-il le nommer ou lui inventer un nouveau nom ?

Bien entendu, la question se pose moins lorsqu’il s’agit d’un récit fantastique ou  de science fiction, sauf à mélanger les genres. Je pense plutôt aux histoires réalistes, celles qui se déroulent de nos jours.

Pour situer le cadre de vie de votre héros, avez-vous pour habitude de nommer la ville dans laquelle il habite ainsi que tous les lieux qu’il va traverser ? Ou bien préférez-vous rester évasif et vous limiter à des descriptions, tout en vous inspirant d’un lieu réel, mais sans jamais le nommer ? Ou alors inventez-vous un nom de toutes pièces ? C’est ce que j’ai fait pour « La révélation » avec Saint-Sauveur.

Pour ma part, lorsque je dois décrire un lieu (une ville) j’hésite toujours. Décrire certaines rues ou quartiers de Paris en utilisant leur vrai nom ne me pose pas de problème. C’est une ville cosmopolite, mondialement connue, où tout peut arriver. En revanche, nommer la petite ville dans laquelle j’ai grandi ou celle où je vis actuellement, me donne l’impression d’ôter de la saveur à l’intrigue, d’en faire quelque chose d’étriqué.

J’éprouve cette même réticence lorsque je lis un roman dans lequel une partie de l’intrigue se déroule dans une ville que je connais bien. Comme si, bizarrement, la description d’un quartier ou d’une rue que j’ai déjà vue faisait perdre de la crédibilité ou de la force à l’histoire. En revanche, aucun problème lorsque par exemple je lis un auteur américain. Il s’agit de lieux qui ne me sont pas familiers, que je découvre à travers le regard du romancier et qui ont du coup un petit air d’exotisme. Et pourtant, ils existent réellement.

Vaut-il mieux inventer le nom d’une ville ? Si elle est imaginée de toutes pièces, faut-il malgré tout la situer avec précision ou rester évasif ?

Autre chose : pensez-vous qu’il faut décrire l’environnement dans lequel vit le héros dès les premières pages ou faut-il instiller les descriptions par petites touches tout au long du récit ?

Merci d’avance pour vos témoignages…

C’est mardi, comment écrivez-vous ?

mardi1

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C’est mardi, comment écrivez-vous ?

Sur une idée d’Olivia Billington.

Olivia propose depuis peu ce petit exercice hebdomadaire auquel je vais tenter de participer, du moins cette semaine.

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Pour ma part, en semaine, je ne peux écrire que le soir, puisqu’en journée je travaille. En ce moment, je  m’attèle à la suite de l’histoire que j’ai rédigée la semaine dernière. Et oui, mes fidèles lectrices et lecteurs ont réussi à me convaincre  (vous êtes très forts ! ).

J’écris de manière appliquée, mais pas avec une régularité d’horloge. Certains écrivains disent qu’ils faut se contraindre à écrire régulièrement, tous les jours de l’année.  Mais voilà, il se trouve que je ne suis pas écrivain (sinon cela se saurait). Ensuite, je considère l’écriture comme un loisir. Or, un loisir ne doit pas devenir une contrainte, sinon il ne le restera pas longtemps (loisir).

Pour la suite de mon histoire, j’ai effectué quelques recherches, comme bien souvent, sur Internet (par commodité). Je vérifie toujours ce que j’écris lorsque j’ai un doute (le sens d’un mot que je connais mal, un synonyme, un événement historique si je l’évoque, un lieu géographique…). Les recherches ont un double intérêt. En permettant d’éviter les erreurs, elles donnent de la crédibilité au récit. Elles permettent en outre de s’enrichir personnellement. En revanche, inutile d’insister, je ne vous dirai pas lesquelles j’ai dû effectuer cette fois-ci, sous peine de vous donner des indices…  😉

Quelques exemples :

– Pour écrire Un rêve insensé, j’ai dû faire quelques recherches sur la conquête spatiale en Chine.

– Pour  L’énigmatique monsieur Novak, mes recherches ont porté sur Prague (où je ne suis jamais allée).

– Quant à La femme de l’usurier, elle m’a permis de faire des découvertes sur les peintres flamands.

Est-ce que vous aussi vous vous prenez au jeu  et considérez la recherche d’information comme une véritable aventure ? Est-ce que vous y prenez plaisir ?

Enfin, il y a la photo qui va illustrer le texte. Là aussi, toutes ces belles images sont l’occasion de titiller notre imagination. Mais je m’égare…

En bref, à la question « C’est mardi. Comment écrivez-vous ? », je répondrai : « directement sur mon ordinateur, dans Word. Ensuite, je fais un copier coller dans le blog et je finalise la mise en page, avec la photo, la règle du jeu de l’atelier et les coulisses de l’histoire. Tout ça avec application et en effectuant quelques recherches. Ah oui, et maintenant, j’en arrive à l’un de mes moments préférés : la relecture à voix haute, pour  apprécier la musicalité des mots  et apporter la touche finale».

Versatile Blogger Award

Anniversaire WordPressJ’ai été sélectionnée pour le « Versatile Blogger Award » par le blog Agendaide.

Ce qui est amusant, c’est que j’ai démarré mon blog il y a tout juste un an, jour pour jour et que je viens de recevoir les traditionnels voeux :

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A quoi  sert le « Versatile Blogger Award » ?

C’est une sorte de distinction attribuée par un(e) autre blogueur(se), qui a pour but de faire découvrir à nos visiteurs quelques uns de nos blogs favoris.

En voici les règles :

1 – Remercier la personne qui vous a nominé(e) en ajoutant son lien sur votre blog

2 – Insérer le badge « The Versatile Blogger Award » et écrire les règles à suivre

3 – Écrire 7 choses sur soi

4 – Nominer 15 blogueurs de son choix en les prévenant par un commentaire

Tout d’abord, un grand merci au blog Agendaide, pour l’attention et la gentillesse que m’ont accordé leurs créateurs.

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Passons à présent aux 7 choses qui me concernent (aïe).

  • J’ai ouvert mon blog il y a maintenant un an sans trop savoir où cela me mènerait. J’ai commencé à écrire tardivement, persuadée que l’écriture n’était pas faite pour moi (ou moi pour elle). Vos retours m’ont aidé à persévérer et aujourd’hui, écrire est devenu un réel plaisir.
  • Je ne m’occupe absolument pas de bien référencer mon blog. Les quelques échanges qu’il me permet d’avoir me suffisent amplement.
  • Le fait de participer aux défis d’écriture est un véritable moteur. Mots ou images imposés me permettent d’aller explorer au fin fond de mon imagination. C’est le petit coup de pouce nécessaire pour attraper une idée au passage, puis une autre, et encore une autre, jusqu’à ce que l’histoire commence à se dessiner pour finir par vivre sa propre vie.
  • J’aimerais retravailler quelques courtes histoires pour en faire un recueil de nouvelles, mais j’ignore où cela me mènera. En général, j’ai du mal à revenir sur ce que j’ai déjà réalisé. Cela suppose qu’il s’agit d’un travail inachevé qu’il faut reprendre, améliorer. C’est aussi faire des choix : épurer certains passages, en étoffer d’autres, ou carrément renoncer à une nouvelle jugée trop imparfaite. Ah, la difficulté de faire des choix et de prendre des décisions…
  • Un regret : ne pas savoir dessiner. Quand je vois tous ces blogs qui regorgent de belles illustrations, cela me laisse rêveuse et surtout admirative.
  • Pour ce qui est des photos qui illustrent mes articles, très peu viennent de ma collection personnelle. J’ai demandé à quelques photographes qui publient sur Flickr s’ils acceptaient que j’utilise leurs photos. Tous ont très gentiment accepté et m’autorisent à puiser dans leurs stocks. Quelques rares exceptions toutefois, notamment une photo prise par Hubble, à qui je n’ai rien demandé…  🙂
  • Pour terminer, et bien…, il n’y a pas de septième point…

La nomination des 15 bloggueurs.

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http://atenaglio.wordpress.com/

3

http://csaintonge.wordpress.com

 4

http://lauraduhamel.wordpress.com

 5

http://sciencedrawing.wordpress.com/

 6

http://trainsurtrainghv.wordpress.com/

 7

http://destineesfeminines.wordpress.com/

 8

http://sousnoscouettes.com

 9

http://jolicassoulet.wordpress.com/

 10

http://labulledelily.wordpress.com/

 11

http://pilpik.wordpress.com/

 12

http://chloergs.wordpress.com/

 13

http://fabrikoz.wordpress.com/

 14

http://merrytureve.wordpress.com/

 15

http://lumipoullaouec.wordpress.com/

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http://marieracontesavie.wordpress.com/

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Tutoriel : grillades écolo

L’an dernier, à l’occasion des vacances d’été, j’avais entrepris de faire une photo par jour. Chaque photo devait être représentative de la journée qui venait de s’écouler, même s’il s’agissait d’un petit détail. Un jour, nous avions prévu de faire des grillades de sardines avec les moyens du bord, à savoir un barbecue de fortune fait de matériaux de récup. Cette séance m’avait alors inspiré un petit délire que j’ai eue envie de vous faire partager en revoyant les photos.

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Tuto grillades écolo

 

Les préparatifs. Mise en place du barbecue de récup (plus écolo que ça y a pas…). On remarquera la diversité des essences de bois. Le pneu crevé ne permet pas hélas d’en faire un barbecue ambulant.  Tuto1
Zoom sur le carburant utilisé.  Tuto2
Démarrage du feu. Pour un démarrage réussi, disposer judicieusement quelques pages choisies de la Dépêche du Midi (les nouvelles trop fraîches sont à proscrire).  Tuto3
Les flammes montent, montent, au point de devoir déplacer l’engin installé à l’ombre du pêcher. Une des erreurs à ne pas commettre est donc d’installer le barbecue sous un arbre.  Tuto4
Quelques amuses gueules pour commencer (et surtout pour terminer les tranches de poitrine fumée qui traînaient au frigo).  Tuto5
Tadaammm… roulements de tambour : Les sardines !  Tuto6

Pas un tag, mais deux !

Liebster awardSolange et WH ont décidé de me taguer à quelques heures d’intervalle ! Je les en remercie malgré la lourde charge de répondre non pas à 11 questions mais à 22.  😉

Ce sera ensuite à mon tour de poser 11 questions (pas 22 hein, faut pas pousser ! )

Le principe du Liebster Award :

. Chaque personne doit écrire 11 faits sur soi
. Répondre aux questions que la personne qui vous a tagué a posté et rédiger 11 questions destinées aux personnes que vous allez taguer
. Choisir 11 personnes et mettre un lien vers leur blog dans votre post
. Les en informer sur leur page
. On ne peut pas taguer la personne qui vous a tagué !

Le plus dur étant de ne pas taguer des personnes récemment taguées, pour ne pas trop tourner en rond…

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11 faits sur moi :

Je saute allègrement cette étape, compensée par les 22 réponses aux 22 questions  🙂

Mes réponses aux questions de Solange :

1. Es-tu chien ou chat ?

Je ne sais pas ce que je suis, mais je sais que je préfère les chats, pour leur indépendance. Je trouve très triste une vie de chien qui attend tout de son maître. Rien que le mot « maître » me hérisse le poil.

2. Collectionnes-tu les conquêtes de l’autre sexe ?

Heu… la conquête, ce n’est pas mon truc. C’est un peu trop guerrier pour moi.

3. Quel est ton fantasme préféré ? (bon, je sais, c’est indiscret alors si tu veux pas répondre je comprendrai)

Pouvoir goûter à des tas de  choses sucrées sans être malade, sans attraper la moindre carie ni le moindre gramme. Ah, c’est pas ça que tu demandais ?

4. Es-tu tatouée ? Si oui, où ?

Le seul tatouage que j’ai arboré était de ceux que l’on trouvait sur l’emballage des « malabars » et il y a bien longtemps qu’il s’est effacé.  🙂

5. Quel est ton genre de film préféré ?

Les films à suspens. Les thrillers. J’aime bien aussi les films qui sortent des sentiers battus, avec un côté décalé, comme ceux des frères Cohen.

6. Tu es plutôt du soir ou du matin ?

Du matin.

7. Pratiques-tu un sport ? Si oui, lequel ?

Pas de sport.

8. Tes vacances, c’est bord de mer ou montagne ? Farniente ou tourisme forcené ?

Une chose est sûre, ce n’est pas bord de mer. Trop de monde. Je préfère le tourisme à mon rythme : visites entrecoupées de balades dans des endroits insolites et d’un peu de farniente.

9. Si je te dis shakespeare, tu me réponds quoi ?

Lamartine. Ben oui, c’est une réplique culte de Laurel et Hardy. Bon, je sais, ce n’est pas très intello, mais pour tout dire je m’en fiche un peu.  🙂

10.Ta robe de mariée, blanche ?

Voila un sujet qui me laisse muette de perplexité.

11.La solitude te fait-elle peur ?

Non, elle a de bons côtés. Il faut savoir la savourer à petites doses.

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Mes réponses aux questions de WH :

1. Quel est le dernier livre que tu as lu ?

« L’élégance du Hérisson », de Muriel Barbery, qui m’a sortie des sempiternels polars auxquels je succombe un peu par facilité.

2. Quel est le dernier livre que tu as brûlé/noyé/enterré/écartelé/déchiré ?

Rhooo, aucun ! Je respecte trop les livres pour leur faire subir ce genre de dégradation.

3. As-tu déjà essayé de faire des lasagnes avec un livre ? (on dit bien « dévorer un livre », non ?)

Non, je n’y aurais jamais pensé. Mais l’idée est tentante…  🙂

4. Qu’est-ce qu’un bon livre ?

Un livre qui se dévore (même si on n’en fait pas des lasagnes), dont on a le plus grand mal à se détacher, et dans lequel on baigne encore longtemps après avoir refermé la dernière page. Un livre qui nous amène à nous interroger aussi, ou à nous remettre en question, bref à progresser.

5. Un livre t’a-t-il déjà fait pleurer ?

Oui, plus d’un même, mais je suis incapable de me souvenir desquels.

6. Pour quel livre serais-tu prêt à te battre ?

A me battre ? Pour de vrai, physiquement ? Aucun. Faut pas pousser quand même…  🙂

7. Tu as acheté un meuble bancal. Utilises-tu un livre pour le caler ?

Je n’utiliserais pas un livre, ou alors les pages jaunes. Mais il faut que le meuble soit vraiment très bancal.  🙂

8. La Terre meurt : tu ne peux emporter que onze livres. Lesquels ?

Une encyclopédie en 6 volumes, un atlas, American Tabloïd de James Ellroy, le manuel des castors junior, un livre de dessins de Escher, un livre d’énigmes et de jeux pour passer le temps, un livre de photos du monde entier pour ne pas oublier.

9. Un arbre à livre : lequel plantes-tu ?

Un chêne. Dans chaque gland se cacherait un micro livre à lire à l’aide d’un microscope.

10. Les liseuses électroniques : pour ou contre ?

Pour, même si j’aime le contact et l’odeur du papier. Il faut vivre avec son temps.

11. Sur tes livres, taches de café/thé/bave/sang/chocolat ?

J’ai beau avoir un grand respect pour les livres, j’ai bien dû faire quelques tâches de chocolat… S’installer dans le canapé pour lire un bon livre, tout en dégustant un (ou plusieurs) carré de chocolat : c’est le must ! Mais cela comporte quelques risques…

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Et maintenant, c’est à mon tour de torturer 11 nouvelles victimes

(l’avenir nous dira si elles sont consentantes).

1. Si tu pouvais remonter dans le temps et recommencer tes études à zéro, à quel métier aimerais-tu te destiner ?

2. Si tu étais président de la république, quelle est la première mesure que tu prendrais ?

3. Es-tu plutôt confit de canard – pommes de terre sarladaises  ou cabillaud – légumes vapeur ?

4. Que choisirais-tu entre passer 3 ans enfermé en prison, 7 ans interné en hôpital psychiatrique et 30 ans seul (e)sur une île déserte ?

5. Suite à un cataclysme, une énorme brèche scinde la terre en deux. Ton amoureux (euse) se trouve de l’autre côté. La brèche fait 2,50 m de large et plusieurs kilomètres de profondeur. Tu sautes pour le (la) rejoindre ou tu restes sagement de ton côté ?

6. On te propose de choisir entre :

– 100.000 euros contre une année de ta vie
– 1 million d’euros contre dix années de ta vie
– rien
Que décides-tu ?

7. Avec quel personnage célèbre, mort,  aimerais-tu passer une journée ? Que ferais-tu ?

8. Les progrès de la science nous permettent de passer nos vacances à une autre époque. Quelle époque, passée ou future, choisirais-tu ?

9. Tu as gagné un tour du monde gratuit. Comment choisis-tu de te déplacer ? A dos de dragon (l’extincteur est fourni), en téléporteur (tu devras signer un document qui décharge l’organisateur de toute responsabilité en cas de problème), en rêve (tu restes dans ton lit pendant la durée des vacances), à pied avec des bottes de sept lieues.

10. Une seconde chance t’est offerte après ta mort. En quoi ou en qui choisis-tu de te réincarner ? Minéral, végétal, animal, humain, objet manufacturé… ?

11. Quelle serait la pire des choses qui puisse t’arriver : marcher pieds nus sur un tapis d’araignées velues, traverser  une rivière infestée de piranhas, être enfermé dans une pièce dans laquelle ont été lâchées des milliers de sauterelles géantes ?

Le casting :

Patrice KES (parce que je me doute que ce n’est pas sa tasse de thé et je profite lâchement de son absence pour le taguer sournoisement)
Caroline Laplante (pour avoir de ses nouvelles)
Sauter dans les flaques (pour tenter de le faire revenir sur son blog, laissé en jachère)
Flavie Peticoeur  (pour sa fidélité et ses écrits si attachants)
Barbots et bribes (pour ses jolis dessins et son amusante contribution à mon portrait robot)
L’effilocheur de Brumes (pour ses jolis dessins et sa participation à mon portrait robot)
T. (parce qu’on ne la voit pas assez souvent et c’est bien dommage…)
Dominique (pour ses investigations sur le net et son humour toujours un peu décalé)
Frédéric Petitjean (parce que c’est une découverte récente et qu’il a démarré son blog au même moment que moi)
Juliette Pirouette Cacahuète (pour la fraîcheur des dessins et parce que j’aime bien le nom du blog)
Amina31 (pour la richesse de son blog et de son écriture en particulier)

Sondage sur « La jalousie » de Robbe Grillet – page 1

La jalousieDe nombreux livres et sites web traitant de l’écriture mettent l’accent sur le fait que la première phrase d’un roman doit être particulièrement soignée. Qualifiée de « clé », « attaque »,  « promesse », elle doit capter l’attention du lecteur pour lui donner l’envie de poursuivre.

En guise de clin d’œil à mon précédent article, « La passion, côté face et côté pile »,  voici la première page du roman « La jalousie », d’Alain Robbe Grillet (si vous êtes de nature curieuse, cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Le roman « La jalousie » commence par cette phrase :

« Maintenant l’ombre du pilier  — le pilier qui soutient l’angle sud-ouest du toit — divise en deux parties égales l’angle correspondant de la terrasse. »

Si vous voulez en savoir plus, il est possible de lire une dizaine de pages sur Babelio.

Fabriquer ses flocons de neige – Le simulateur

Mon flocon

Voici le flocon que j’ai spécialement fabriqué pour vous…

Il est  grand temps de préparer vos décorations de Noël. Or, vous avez dû vous en apercevoir, lorsque vous ressortez boules et guirlandes de l’année passée, quelle déception de constater qu’elles ont perdu de leur brillance. Elles sont devenues toutes ternes et tristounettes. Vous les aviez pourtant rangées avec mille précautions dans une boîte, protégées par du papier de soie. Comment cela est-il possible ? C’est pourtant simple. Les décorations de Noël sont conçues pour ne pas durer. Vous n’avez donc pas entendu parler d’obsolescence programmée ?

D’autre part, vous avez dû également remarquer que toutes ces décorations sont hors de prix. Alors, pourquoi ne pas les fabriquer soi-même ? Je vous propose de réaliser des flocons de neige que vous pourrez suspendre joliment aux branches de votre sapin. Cette année, Noël sera blanc.

Pour vous éviter de gaspiller du papier, car je me doute que l’activité « découpage » doit remonter à l’école maternelle, je vous propose de vous entraîner au découpage de flocons virtuels. Une fois au point, vous pourrez reproduire votre découpage sur papier.

ATTENTION, cette activité présente un risque d’addiction. Veuillez passer votre chemin si vous ne vous sentez pas prêt.

====> C’est par.

Make a flake

L’arbre des possibles

Arbre des possiblesQuand on pense à tous les choix possibles qui se présentent à nous au cours d’une vie, on ressent comme un vertige. Chaque choix détermine ce que sera notre vie future. Quelquefois, un réajustement est possible alors qu’à d’autres moments, ce choix est définitif.

C’est en écrivant ce commentaire sur un blog que l’idée de cet article m’est venue. J’ai eu envie de développer un peu cette idée qui m’avait alors traversé l’esprit.

Choisir, c’est prendre une décision qui n’est pas toujours facile, d’autant plus lorsqu’on sait qu’elle est irrémédiable. Imaginons un bouquet composé de fleurs toutes différentes. Le jeu consiste non pas à piocher celles que je préfère et à laisser les autres, mais à en sélectionner une et une seule. Vais-je choisir celle qui a le parfum le plus délicat ou celle dont la couleur me rappelle le jaune du soleil. Celle dont les pétales fragiles sont doux comme de la soie, ou celle qui m’évoque un tableau de Van Gogh ? Choisir est un acte très personnel, intimement lié à notre histoire. Suis-je absolument sûre de moi ou suis-je rongée par de tortueuses hésitations ? Une décision est parfois mûrement réfléchie et guidée par la raison. A l’inverse, il peut s’agir d’un choix impulsif, pris dans l’urgence, parfois même irrationnel aux yeux des autres.

En choisissant une fleur dans le bouquet, la question de savoir si j’ai fait ou pas le bon choix ne se pose pas vraiment. Même si ensuite je ne peux pas changer d’avis, les conséquences seront minimes. J’ai choisi un coquelicot pour ses pétales d’un rouge flamboyant et je m’aperçois un jour plus tard qu’il est tout fripé. J’aurais mieux fait de prendre l’œillet qui aurait encore un bel aspect. Quelle importance ? Cela ne va pas changer le cours de ma vie.

Passons maintenant aux décisions qui influent sur le cours de notre vie.

Ce matin-là, Mireille est en retard. Elle est fatiguée car la veille elle a décidé, malgré l’heure tardive, de regarder une émission TV qui passait en deuxième partie de soirée. Lorsque le réveil a sonné, elle a préféré rester encore un peu au lit plutôt que de se lever. Elle parvient à gagner un peu de temps en prenant un petit déjeuner rapide, sans même prendre la peine de s’asseoir. Plus tard, lorsqu’elle est sur le chemin qui la mène à son travail, la pluie fait son apparition. Sur l’autoroute, la circulation est dense et la visibilité réduite. Le camion qu’elle suit  roule à la vitesse d’un escargot. Elle déboite pour le doubler mais n’a pas vu qu’au même moment un automobiliste, qui roulait sur la voie de gauche, se rabat sur la voie centrale. C’est la collision.

Cet automobiliste, prénommé Pierre, a décidé ce jour-là de prendre l’autoroute car la route nationale qu’il emprunte habituellement est en travaux.

Pluie sur autoroute

Si  Mireille s’était couchée plus tôt, elle aurait eu moins de mal à se lever et aurait été à l’heure. Elle aurait pris l’autoroute avant l’apparition de la pluie, serait passée dix minutes avant le camion et n’aurait pas croisé le chemin de Pierre.

Si Pierre n’avait pas décidé de changer ses habitudes à cause des travaux, il aurait pris la nationale.

Avant cet épisode Mireille a déjà fait de nombreux choix qui ont  à chaque fois changé le cours de sa vie et qui l’ont menée là où elle se trouve aujourd’hui : en plein carambolage sur l’autoroute. Va-t-elle s’en sortir ? Cela va dépendre de ce que décidera  la personne qui prend les appels aux urgences. Son cas est-il plus urgent que celui de ce gamin qui est tombé du balcon d’un appartement du deuxième étage ? Un autre accident s’est produit à 20 kilomètres en amont, sur le trajet du SAMU. La logique ne veut-elle pas de s’y arrêter avant ?

Choix d’orientation scolaire, choix amoureux, choix professionnels et tant d’autres façonnent notre vie au fil du temps. Tout n’est qu’un enchaînement de possibles qui nécessitent une succession de prises de décision, que l’on pourrait représenter par un arbre aux multiples ramifications. Sauf que dans la vie, on ne peut pas connaître à l’avance sa configuration, pas plus que celle des autres arbres dont les ramifications vont venir interférer avec les nôtres. C’est là qu’intervient le hasard, sans quoi la vie serait sans saveur.

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Photos  ||JL||  et FredArt, avec l’aimable autorisation de leurs auteurs.

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Le jour où j’ai trouvé une lettre dans un livre

Allez savoir pourquoi, je me suis souvenue un peu par hasard de cette anecdote qui m’est arrivée il y a quelques années. Rien d’extraordinaire en réalité, juste un bon souvenir.

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L’épisode remonte maintenant à quelques années. A l’époque, je n’avais pas la télé et je passais mes soirées à lire. J’étais une véritable boulimique de la lecture et je me rendais régulièrement à la bibliothèque pour m’approvisionner. Lorsque j’atteignais les dernières pages du dernier livre, je commençais à ressentir l’angoisse de ne plus rien avoir à me mettre sous la dent, un peu comme ces fumeurs accros que l’on voit parfois faire la queue devant le dernier bureau de tabac ouvert la nuit.

De temps en temps, de petits trésors se cachaient dans les livres : listes de courses, ticket de métro ou de cinéma, petits mots. Dès lors qu’un morceau de papier ou de carton s’échappait des pages entre lesquelles il s’était sagement tenu  jusque là, c’était comme si une infime parcelle de la vie de quelqu’un d’autre s’offrait à moi, à la façon d’un jeu de hasard : certaines semaines je ne trouvais rien, d’autres, je faisais une découverte amusante. Le moment de la surprise passé, le bout de papier finissait invariablement à la poubelle. Et oui, tout a une fin.

Jusqu’au jour où j’ai trouvé une lettre. J’ignore comment le bibliothécaire a fait pour ne pas s’en apercevoir. Il faut croire qu’il s’agissait d’un énorme bouquin. C’était une vraie lettre, pliée en quatre dans son enveloppe timbrée sur laquelle était inscrite l’adresse du destinataire. L’enveloppe avait été ouverte et  le timbre était composté, j’en conclus donc que c’était son destinataire qui avait emprunté ce livre juste avant moi. Après ces quelques considérations, j’ai délicatement sorti la lettre et l’ai dépliée. En lisant son contenu, j’avais l’impression de connaître un peu les deux protagonistes (l’émetteur et le destinataire). C’était un sentiment étrange, à la fois d’agir en intrus mais aussi de partager, d’avoir quelque chose en commun avec des personnes qui m’étaient totalement inconnues jusque là. J’ai remis la lettre dans l’enveloppe et je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir en faire. Je ne me sentais pas le droit de la mettre à la poubelle car il s’agissait d’un objet personnel. Et là, j’ai eu une illumination : j’allais la renvoyer à la personne à qui elle appartenait !

J’ai recopié l’adresse sur une enveloppe kraft et j’y ai glissé la lettre en ajoutant une carte sur laquelle j’avais écrit les mots suivants : « J’ai trouvé cette lettre dans un livre que vous avez dû emprunter à la bibliothèque. Je pense qu’elle vous sera plus utile qu’à moi ». C’est tout. J’ai posté ma lettre sans indiquer d’expéditeur, avec la satisfaction du devoir accompli : j’avais restitué à son propriétaire ce qui lui appartenait. En restant anonyme, j’avais le sentiment étrange d’avoir fait une bonne action, un peu à la manière du bon samaritain ou du héros qui agit pour le bien d’autrui tout en restant humblement dans l’ombre.

Ce simple geste m’a fait un bien fou. Il en faut peu pour illuminer une journée : un sourire, un « merci » ou un service rendu. On devrait y penser plus souvent…

Je me suis toujours demandé ce qu’avait dû ressentir la personne lorsqu’elle a ouvert l’enveloppe kraft et y a découvert son contenu. Qui sait, peut-être que sa journée en a aussi été illuminée.