Sondage sur « La jalousie » de Robbe Grillet – page 1

La jalousieDe nombreux livres et sites web traitant de l’écriture mettent l’accent sur le fait que la première phrase d’un roman doit être particulièrement soignée. Qualifiée de « clé », « attaque »,  « promesse », elle doit capter l’attention du lecteur pour lui donner l’envie de poursuivre.

En guise de clin d’œil à mon précédent article, « La passion, côté face et côté pile »,  voici la première page du roman « La jalousie », d’Alain Robbe Grillet (si vous êtes de nature curieuse, cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Le roman « La jalousie » commence par cette phrase :

« Maintenant l’ombre du pilier  — le pilier qui soutient l’angle sud-ouest du toit — divise en deux parties égales l’angle correspondant de la terrasse. »

Si vous voulez en savoir plus, il est possible de lire une dizaine de pages sur Babelio.

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6 réflexions sur “Sondage sur « La jalousie » de Robbe Grillet – page 1

  1. J’ai voté que je désirais poursuivre la lecture. En partie parce que cette première phrase a déjà fonctionnée une première fois, mais aussi parce qu’une telle phrase pique encore ma curiosité. À quoi peut bien penser un écrivain qui entame un roman avec « Maintenant l’ombre du pilier — le pilier qui soutient l’angle sud-ouest du toit — divise en deux parties égales l’angle correspondant de la terrasse. », et jusqu’où peut-il mener une telle proposition qui place déjà l’ambiance du roman. Tiens! J’ai presque le goût de le relire 🙂

    • Je me doutais bien que tu voterais pour. 🙂
      Pour ma part, j’ai un peu de mal avec ce style d’écriture ou, plutôt que style, ce type de contenu. Toutes ces descriptions, au fil des pages (j’en ai parcouru quelques unes pour voir si un quelconque souvenir me revenait, en vain), comme s’il disséquait en toute objectivité ce qui l’entoure. Je me suis même fait la réflexion suivante : « on dirait presque une annonce immobilière ». Et pourtant, on l’enseigne à l’école et il est encensé par la critique… Il manque probablement le petit soupçon de rêve ou de passion dont j’ai besoin quand je lis un roman.

    • Généralement, je ne me contente pas d’une phrase pour me faire une idée sur un roman. Heureusement…
      Pour « Le nom de la Rose » d’Umberto Eco, il m’a fallu lire une centaine de pages pour réussir à entrer dans l’histoire et à y prendre plaisir. Je me demande si cette « première phrase » censée être si importante ne se réduit pas à une simple accroche et rien de plus. Et encore, pas toujours…

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